J'ai ma guitare dans son étui énorme. Mes sac avec mes nouveaux badges Beatles. Oui, je suis une affligeante groupie ( et je le reste). Une nouvelle coupe de cheveux et puis maintenant ils sont rouges au soleil. Je m'habille en vert parce que vert c'est l'été. Je traîne des pieds, j'ai l'air fatigué, j'écoute qu'à moitié quand on me parle. Des fois je me demande où mon cerveau se balade dans ces moments là. Je souris bêtement dans le vide et je bats la mesure avec mon pied, dans le tram, dans le train. J'esquisse d'imperceptibles pas de twist. Je siffle. Long Tall Sally, Waterloo Sunset...Surfin' USA ( les Beach Boys aussi, c'est l'été). Je suis folle. Je regarde pas ou je marche et je passe ma vie a me cogner aux gens ( pas toujours sympathiques d'ailleurs), aux lampadaires. Je dirais que je frôle la bizarrerie, par moments.
Mais d'autres fois, j'ai envie de prendre dans mes bras la vieille mémé grincheuse du siège d'en face, et j'ai même pas peur du mec bizarre qui parle a son sachet plastique. Je me prend d'amitié pour des types que j'ai vu trois jours, qui vivent à l'autre bout du monde et que je ne verrais plus jamais. Je retrouve même, par petites périodes, une étonnante confiance en l'humanité. Et puis il y a Pierre, et lui je l'aime tout le temps. J'ai envie de prendre mon ukulélé et chanter "Here comes the sun" sur la place Kléber pour mettre tout le monde de bonne humeur...[quelle prétention].
Mais c'est vrai, et je voudrais même faire le tour du monde, et le monde commence à Liverpool le 17 juillet. Et après il y aura l'Océan. Et un peu plus tard je retrouverai mon île ou tout le monde fait tout à l'envers, un peu comme moi.
Doux Jesus, 22 pages....c'est beaucoup, un peu trop , oui, non , je sais pas.